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Le mariage du prince

Matthieu 22 v. 1-14 ; Luc 14 v. 15-24

Aujourd’hui, le Seigneur Jésus est dans le temple de Jérusalem. Il vient d’entrer dans la grande cour et aussitôt, en le voyant, beaucoup de personnes se rassemblent autour de lui.

- Oh regarde ! Il y a Jésus !

- Formidable, il est là aujourd’hui, il va sûrement encore nous raconter une belle histoire.

- Ce qu’il dit est tellement passionnant ! Il a toujours quelque chose à nous apprendre.

- Oh oui, Seigneur Jésus, raconte-nous une histoire ! Je ne peux plus attendre, raconte vite !

Mais il n’y a pas seulement des gens enthousiastes, il y a aussi des chefs religieux et des pharisiens qui murmurent dans leur coin.

- Il va encore nous faire perdre de notre autorité, celui-là. Les gens ne se rendent pas compte, nous sommes tellement plus instruits, nous sommes si supérieurs...

- Oui, oui, il faut maintenant trouver une solution, cela a assez duré. Et si on l’éliminait, oui, si on le supprimait, on en serait débarrassé pour toujours ?

- Chut... Rabbi Jacob, pas si fort ! Le tuer... Vous n’y pensez pas, pas maintenant ! Il y a trop de monde et beaucoup de gens pensent que c’est un prophète, un envoyé de Dieu. Mais plus tard... Qui sait si une occasion ne se présentera pas ?

Le Seigneur Jésus connaît bien leurs pensées, mais il n’a pas peur d’eux. A tous ceux qui sont là, il va encore une fois raconter une histoire, une parabole et toucher leur cœur. En la racontant, il pensait aussi à toi qui l’écoute aujourd’hui, il aimerait t’apprendre quelque chose. Nous sommes à la cour d’un roi puissant et riche qui gouverne sur un grand pays. Il est connu pour être juste et bon. Une lourde porte s’ouvre sur la salle du trône, nous sommes en pleine audience royale !

- Serviteurs, approchez-vous !

- Voilà Seigneur, que pouvons-nous pour vous servir ?

- Comme vous le savez, le prince mon fils va se marier. J’ai décidé que nous allons faire une fête extraordinaire, car je veux ce qu’il y a de meilleur pour mon fils. Chef cuisinier !

- Oui, mon roi.

- Cherchez dans mes troupeaux mes meilleures bêtes, les plus grasses, je veux une montagne de viande pour mes invités.

- Bien, mon roi, vos désirs sont des ordres.
- Que l’on fasse venir maintenant la responsable de la garde-robe royale ! - Me voici, mon Seigneur...

- Il faudra préparer pour chaque invité des habits de noce, je veux qu’ils soient taillés dans la meilleure étoffe. Ils doivent être superbes, à la mesure de ma gloire ! Le jour du mariage, chaque invité devra ôter ses propres vêtements pour se revêtir des habits de fête que vous aurez préparés. Il devra y en avoir de toutes les tailles, pour les hommes, pour les femmes et pour les enfants.

- Bien, maître et Seigneur, il en sera fait ainsi !

- Quel mariage splendide ce sera ! ... Quelle chance inouïe pour les invités, quel privilège ! Que notre roi est bon ! ...Jamais on n’a vu ça !

Alors les gens du château se mettent à s’agiter dans tous les sens. Il reste peu de temps et il faut que tout soit prêt. La cour se remplit peu à peu de superbes bêtes, le chef cuisinier a dû engager du personnel supplémentaire pour faire face à tout ce travail ! A l’intérieur du palais, la responsable de la garde robe royale s’affaire au milieu de ses servantes. De magnifiques étoffes glissent entre leurs mains. Le roi, lui, est justement avec son chambellan en train

d’établir la liste des invités. Sur un grand parchemin les noms des plus illustres familles du royaume sont inscrits.
Le jour du mariage, le jour de la grande fête est arrivé.

- Serviteurs, voici la liste des invités, allez leur dire que tout est prêt, que je les invite à un grand banquet où nous mangerons mes meilleures bêtes, spécialement engraissées pour la circonstance. Nous nous réjouirons ensemble du mariage de mon fils.

Les serviteurs partent aussitôt sur des chevaux rapides et bientôt le premier serviteur arrive dans la cour d’une très belle ferme.

- Monsieur, monsieur, attendez, ne partez pas ! Le roi m’envoie pour vous inviter au mariage du prince, son fils. Un banquet extraordinaire est préparé ! Venez vous réjouir avec le roi, votre maître.

- Eh coquin, tu crois que j’ai le temps pour cela, tu crois qu’il n’y a pas plus important ! J’ai une famille à nourrir, moi ! Je viens d’acheter un champ, un grand champ, et il faut que j’aille le voir maintenant, ça ne peut attendre. Tu vois bien je suis en train de partir... Une autre fois peut-être... Allez, hue...

Le serviteur est abasourdi. Il n’aurait jamais pensé que des sujets du roi puissent refuser la joie et l’honneur de participer au mariage du prince. Un peu plus loin, un autre serviteur s’approche d’une grande et belle maison, c’est la maison d’un banquier très connu. Un homme qui a réussi dans la vie comme on dit, il est d’ailleurs en train de compter ses sous.

- Douze millions huit cent cinquante-quatre, douze millions huit cent cinquante- cinq...

- Monsieur, le roi m’envoie pour vous inviter au mariage du prince son fils. Un banquet extraordinaire est préparé pour ce mariage.

- Jeune homme, sachez que les affaires n’attendent pas ! Douze millions huit cent cinquante-six

- Mais, monsieur, c’est le roi votre maître...

- Tss, tss, tss... Je dois partir immédiatement pour une affaire extraordinaire qui me rapportera des millions. Vraiment je ne peux pas venir !

Les serviteurs du roi continuent leur mission, mais personne ne veut accepter l’invitation du roi. Personne ! Il y a même un groupe de serviteurs qui n’est pas revenu : ils étaient arrivés chez des gens lorsque tout à coup :

- Vous êtes serviteurs du roi... Moi, je ne reconnais pas l’autorité du roi, je n’ai pas à lui obéir et son fils... Je m’en moque de son fils. Attendez, vous allez voir, vous ne perdez rien pour attendre... Tiens, prends ça, et ça ! Cela t’apprendra à venir me déranger pour rien ! Tiens, prends ça encore !

- Aie, non, pitié, au secours, je meure...

Sur son trône, le roi est en colère. Il en a le droit. Ses sujets les plus en vue du royaume ne respectent pas son autorité. Alors il doit prendre une décision terrible mais juste.

- Soldats, partez, allez punir ces mauvais sujets ! Ils ne sont effectivement pas dignes de participer au mariage de mon fils. Allez, détruisez ces rebelles, brûlez leur ville, tuez les meurtriers !

Les soldats sont alors partis et ont puni les mauvais sujets du roi, ceux qui ne voulaient pas venir, ceux qui pensaient que leurs affaires étaient plus importantes que le mariage du fils du roi. Comment avaient-ils pu penser trouver plus de joie en restant chez eux plutôt qu’en venant à la grande fête ? Là, ils auraient reçu en abondance, ils auraient été honorés par le roi lui-même ! Maintenant, c’est trop tard, ils ne peuvent plus changer d’avis, les soldats ne les écoutent pas, ils sont là uniquement pour exécuter l’ordre du roi. Mais l’histoire ne se termine pas là...

- Serviteurs, le mariage est prêt, mais les invités n’étaient pas dignes de venir. Allez maintenant sur les chemins, aux carrefours et invitez tous ceux qui peuvent venir !

Invitez les grands comme les petits, les pauvres, les malades, même ceux qui sont connus comme voleurs... S’ils sont prêts à venir à ma fête, qu’ils soient les bienvenus !

Les serviteurs sont donc repartis, ils galopent dans le royaume et invitent chacun à la fête.

Très vite la cour du palais se remplit d’une foule de gens impatients d’entrer et de participer à la

fête. Il y a des hommes, des femmes, des enfants....

- Eh oui, même moi, un petit, j’ai ma place ici, le roi m’aime et il veut mon bonheur. Vive le roi !

Il y a aussi des mendiants, des malades, des bons et des méchants. Chacun va pouvoir entrer, il faut juste passer au vestiaire et revêtir l’habit de mariage offert par le roi. Tiens, il y a d’ailleurs un petit incident là-bas.

- Ah, mais laissez-moi à la fin, je suis très bien comme ça !

- Non, monsieur ! Monsieur, vous devez vous revêtir de cet habit de mariage que le roi vous offre. Regardez vos vêtements, ils sont sales, déchirés...

- Laissez-moi ! J’entre comme ça.

La grande salle du palais est maintenant pleine de monde, la fête va pouvoir commencer. Le roi s’approche pour voir ses invités et pour les saluer. Mais aussitôt, il voit l’homme qui n’a pas changé de vêtements. Il est un peu comme une mouche sur un verre de lait.

- Qui est cet homme ? Qu’on me l’amène vite !

- Alors, mon ami, comment es-tu entré ici sans habits de mariage ?

-...

- Alors, tu ne réponds rien ? Qu’on l’attache et qu’on le jette dehors, qu’on le jette dans la nuit ! Je vous le dis, il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus !

- Non...

Dans la cour du temple, le Seigneur Jésus s’est tu maintenant et il regarde autour de lui. Les gens réfléchissent à ses paroles. Ils savent que cette histoire parle d’eux. Ils comprennent que le roi c’est Dieu, le maître du ciel et de la terre. Le roi des rois. Dans son amour, il veut nous faire participer à la fête éternelle, il veut nous donner la vie pour toujours avec lui, il veut nous associer à sa gloire et à sa joie.

Mais il y a ceux qui n’ont pas le temps, qui trouvent que leurs affaires sont importantes, bien plus importantes que les affaires de Dieu. Il y a aussi ceux qui ne reconnaissent pas l’autorité de Dieu, alors de participer à la fête ils ne s’en soucient pas, ils méprisent le roi et son fils Jésus. Il y a ceux enfin qui veulent bien entrer à la fête, mais qui ne veulent pas se changer. Ils pensent qu’ils n’ont pas besoin d’être lavés de leurs péchés et revêtus de la justice de Dieu. Leurs bonnes actions sont suffisantes pour leur donner le droit à la vie éternelle. Oui, il y a toutes sortes d’hommes et de femmes qui, aussi fou, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, refusent la grâce et l’amour de Dieu... D’ailleurs, es- tu sûr de ne pas faire partie de ce groupe !

Il est encore temps de changer ! Un jour, c’est certain, Dieu punira, rejettera loin de sa présence tous ceux qui auront refusé son invitation. Ce sera un moment terrible. La Bible nous dit dans cette histoire que là seront les pleurs et les grincements de dents... Quelle horreur !

Oui, Dieu t’invite encore aujourd’hui à participer à la fête éternelle, alors que choisis-tu ?